12 janvier : se souvenir pour construire autrement

Le 12 janvier demeure une date gravée dans la mémoire collective d’Haïti. Ce jour-là, la terre a tremblé avec une violence inouïe, emportant des milliers de vies et bouleversant durablement le cours de notre histoire. En quelques secondes, des familles ont été séparées, des communautés fragilisées, des repères anéantis. Le séisme a laissé derrière lui des ruines visibles, mais aussi des blessures invisibles qui traversent encore le temps.

Au-delà de la tragédie, le 12 janvier a mis en lumière la vulnérabilité de nos structures, mais surtout celle de la condition humaine. Il a rappelé que le progrès ne se mesure pas uniquement en infrastructures, mais aussi en capacité de prévention, de solidarité et de protection des plus vulnérables. Dans l’épreuve, des élans de courage et d’entraide ont émergé, révélant une force collective capable de résister à l’effondrement. Commémorer cette date, c’est refuser l’oubli. C’est honorer la mémoire de celles et ceux qui ont perdu la vie, non pas comme de simples statistiques, mais comme des êtres porteurs de rêves, d’espoirs et de projets. C’est aussi reconnaître la douleur des survivants et la dignité avec laquelle un peuple continue de se relever, malgré les cicatrices laissées par la catastrophe.

Pour JEACHA, le devoir de mémoire s’inscrit dans une démarche plus large de responsabilité citoyenne. Se souvenir du 12 janvier, c’est interroger notre engagement collectif, renforcer la culture de la prévention, promouvoir la résilience communautaire et œuvrer pour un avenir plus sûr et plus humain. La mémoire devient alors une stratégie d’action, un appel à bâtir autrement, en plaçant la vie humaine, la solidarité et la conscience collective au cœur de chaque initiative.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Review Your Cart
0
Add Coupon Code
Subtotal